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Danse des néréides
Couverture PointeMag Août 2025, Alain Gillet

Crédit photo & artiste © Alain Gillet

Danse des néréides

Au-delà du rivage séduisant de la carte postale quintessenciée, le photographe Alain Gillet trace d’élégants univers balnéaires, où se réfléchit sur le vaste espace élancé un idéal qui fait communiquer eau et féminité.

Au-delà du rivage séduisant de la carte postale quintessenciée, le photographe Alain Gillet trace d’élégants univers balnéaires, où se réfléchit sur le vaste espace élancé un idéal qui fait communiquer eau et féminité.

Sa série « Ombrelles et ballons »[1] marque pour l’artiste un point de « bascule »[2] où la sphère du rêve vient s’immiscer dans celle du réel pour en abstraire des symboles de douceur, les courbes circulaires des ombrelles, des ballons[3] ou du corps de la femme, dont l’écho est amplifié par l’élément aquatique symbiotique. Un minimalisme délicat crée ce cadre de recherche où l’éphémère s’exprime dans la grâce d’un équilibre puissant au sens propre comme figuré. La force d’une pause oppose le sujet à la pesanteur de son espace. Au contraire, la silhouette peut se fusionner entièrement au paysage marin par la fluidité de ses formes et de ses vêtements. Elle semble être maître des lieux, en marchant, dansant sur les eaux spéculaires.
Sa série « Ombrelles et ballons »[1] marque pour l’artiste un point de « bascule »[2] où la sphère du rêve vient s’immiscer dans celle du réel pour en abstraire des symboles de douceur, les courbes circulaires des ombrelles, des ballons[3] ou du corps de la femme, dont l’écho est amplifié par l’élément aquatique symbiotique. Un minimalisme délicat crée ce cadre de recherche où l’éphémère s’exprime dans la grâce d’un équilibre puissant au sens propre comme figuré. La force d’une pause oppose le sujet à la pesanteur de son espace. Au contraire, la silhouette peut se fusionner entièrement au paysage marin par la fluidité de ses formes et de ses vêtements. Elle semble être maître des lieux, en marchant, dansant sur les eaux spéculaires.
Alain Gillet compose de véritables « tableaux » – ainsi les nomment-ils – travaillés en retouche qui appellent à l’introspection telle l’architecture d’un jardin intérieur. Le croisement entre mer, ciel, sable, ressac, ondulations textiles ou aquatiques et symboles circulaires fait lentement découler la notion de zen dans ce cadre où l’œil est appelé à s’arrêter pour respirer. Le secret de cette sensation de plénitude repose pourtant sur de nombreuses dissonances nécessaires à la beauté d’une esthétique intense de mouvements introversifs. L’élégance d’un ensemble, au premier abord simple, cache une complexité où l’accident attribue leurs places à divers éléments dont l’un, et non des moindres, la lumière, renforce la puissance du féminin par ses précieuses nuances laiteuses et sa pureté méditative. À cette palette mûrement dosée s’ajoutent des couleurs d’une richesse oxymorique, lenteur spontanée, élan évanescent, onirique réalité, mimétisme symbolique.
Alain Gillet compose de véritables « tableaux » – ainsi les nomment-ils – travaillés en retouche qui appellent à l’introspection telle l’architecture d’un jardin intérieur. Le croisement entre mer, ciel, sable, ressac, ondulations textiles ou aquatiques et symboles circulaires fait lentement découler la notion de zen dans ce cadre où l’œil est appelé à s’arrêter pour respirer. Le secret de cette sensation de plénitude repose pourtant sur de nombreuses dissonances nécessaires à la beauté d’une esthétique intense de mouvements introversifs. L’élégance d’un ensemble, au premier abord simple, cache une complexité où l’accident attribue leurs places à divers éléments dont l’un, et non des moindres, la lumière, renforce la puissance du féminin par ses précieuses nuances laiteuses et sa pureté méditative. À cette palette mûrement dosée s’ajoutent des couleurs d’une richesse oxymorique, lenteur spontanée, élan évanescent, onirique réalité, mimétisme symbolique.
Ce dialogue des opposés ou complémentarités devient également un espace méta-photographique de questionnement. La porosité de certaines oeuvres avec la photographie de mode artistique ouvre les interprétations. Leurs fonctions semblent illimitées, à l’image des frontières qu’aime repousser l’artiste. Le spectateur est accueilli dans un lieu presque sacré où la beauté n’est plus uniquement existante pour l’agréable des yeux, mais sa raison est plus profonde. Elle communique une paix harmonieuse à travers une célébration du féminin qui passe par la redéfinition même de son rôle dans le processus créatif. La femme, à la fois danseuse, en communion avec les éléments telles les divinités des anciens temps, participe pleinement à la création photographique par la logique de ses mouvements propres en accord avec la nature.
Ce dialogue des opposés ou complémentarités devient également un espace méta-photographique de questionnement. La porosité de certaines oeuvres avec la photographie de mode artistique ouvre les interprétations. Leurs fonctions semblent illimitées, à l’image des frontières qu’aime repousser l’artiste. Le spectateur est accueilli dans un lieu presque sacré où la beauté n’est plus uniquement existante pour l’agréable des yeux, mais sa raison est plus profonde. Elle communique une paix harmonieuse à travers une célébration du féminin qui passe par la redéfinition même de son rôle dans le processus créatif. La femme, à la fois danseuse, en communion avec les éléments telles les divinités des anciens temps, participe pleinement à la création photographique par la logique de ses mouvements propres en accord avec la nature.
« Je travaille avec des partenaires (je n’aime pas trop le terme de modèle), dans une relation de co-création. Je ne « prends » pas une image d’elles, je reçois quelque chose qu’elles partagent, et que j’essaie de traduire avec délicatesse. »[4] Alain Gillet
« Je travaille avec des partenaires (je n’aime pas trop le terme de modèle), dans une relation de co-création. Je ne « prends » pas une image d’elles, je reçois quelque chose qu’elles partagent, et que j’essaie de traduire avec délicatesse. »[4] Alain Gillet
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Crédits photos © Alain Gillet, Bordeaux

Artiste : Alain Gillet, Instagram @alaingilletphotographies, Facebook @Alain Gillet

Les trois premières images ci-dessus : série « Ombrelles et ballons », 2018-2020

[1] La majorité de notre sélection est extraite de la série « Ombrelles et ballons » à consulter sur le site du photographe ici : https://gilletalain.wordpress.com/galeries/ombrelles-et-ballons/

[2] Propos cités par Alain Gillet dans l’entretien du 25 juillet 2025 pour PointeMag.

[3] Voir l’ensemble de la série « Ombrelles et ballons » https://gilletalain.wordpress.com/galeries/ombrelles-et-ballons/

[4] Entretien avec Alain Gillet du 25 juillet 2025 pour PointeMag.

Stylisme Août Femme-Homme 2025
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Robe : Elie Saab

Sandales : Gianvito Rossi

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Clip d’oreille : Boucheron

Ombrelle : Le Parapluie de Cherbourg

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Polo : Hermès

Bermuda : Hermès

Carré : Hermès

Sandales : Prada

Bagues : Boucheron

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